Coucou .
Etant fan du couple Jean-Baptiste, Johanna et surtout étant très déçu du départ de ce dernier, j'ai donc continué leur histoire... Comme je le souhaitais.
Etant fan du couple Jean-Baptiste, Johanna et surtout étant très déçu du départ de ce dernier, j'ai donc continué leur histoire... Comme je le souhaitais.
Chapitre 1
Cela faisait une semaine que JB avait quitté Marseille pour partir avec son père, partir loin, en laissant derrière lui, Johanna, Blanche et Noé, mais surtout Johanna, sa « femme », du moins représentée comme telle sous le régime de la communauté. Dans son c½ur, c'était loin d'être aussi simple, malgré tous les sentiments qu'il éprouvait pour la jeune fille, ces derniers n'étaient pas vraiment clairs, plutôt confus, mais ce départ précipité lui avait fait prendre conscience de ce que son c½ur refusait de lui avouer jusqu'à présent, il lui avait fait prendre conscience que Johanna comptait beaucoup plus à ses yeux qu'il n'avait jamais pu l'admettre. Mais maintenant, c'est rongé par ses regrets et sa solitude que ce jeune homme se morfondait à longueur de journée, seul avec son père dans ce pays où il avait grandit, mais aussi dans ce pays qu'il avait quitté pour fuir son passé, ses parents, son enfance, désormais il se sentait inconnu sur cette terre qui lui rappelait tant sa mère, tant de vieux démons qu'il ne préférait pas voir ressurgir. Tout ce qu'il avait pu construire au près de Johanna venait de s'écrouler en même pas une fraction de seconde, il n'aurait jamais pensé que ce serait si difficile de vivre sans elle, sans ses conseils, son aide, sa douceur, ses lèvres, son corps, son amour...
Si JB vivait mal cette séparation, Johanna, elle, se sentait détruite, mais pour rien au monde elle n'aurait laissé paraître le moindre signe de faiblesse, sûrement beaucoup trop fière. Devant les gens, ce sourire restait figé en permanence sur son visage, comme un masque, un masque qu'elle n'enlevait que lorsqu'elle se retrouvait seule. Elle n'allait pas bien, aussi bien physiquement que moralement, mais cela JB ne le savait pas, certainement dû à son énorme manque d'attention. Johanna l'avait écouté, aidé, consolé et accompagné alors que lui n'avait pas su recevoir l'appel au secours que cette femme blessée avait tenté de lui envoyer à plusieurs reprises. Elle ne lui en voulait pas, ni de pas avoir su l'écouter, ni d'être parti.
C'est sur les calanques de Marseille que Johanna s'était réfugiée afin de laisser ses larmes noyer entièrement ses joues, sa voix hurler au rythme violent de son c½ur qui se sentait poignardé et brisé et aussi d'oxygéner ses poumons du bon air marin... Qu'est-ce qu'elle s'en fichait au fond de l'air marin !
Elle s'était assise sur un rocher contemplant sans grand intérêt le mouvement irrégulier de la mer, écoutant attentivement le bruit des vagues se claquer contre les gigantesques rochers qui lui renvoyaient quelques petites gouttelettes, laissant ainsi parcourir sur son corps un léger frisson. Les larmes fusaient à grandes gouttes sur ses joues déjà inondées. D'une main douce et délicate, elle toucha son ventre, encore si plat, qui ne laissait paraître aucun signe de grossesse pour le moment, ou peut-être un petit arrondissement qui pouvait faire croire à un trop pleins de coca ou de nutella. Mais Johanna était bel et bien enceinte, de trois mois maintenant, d'un homme qu'elle n'aimait pas, d'un homme qui la répugnait, d'un homme qui l'avait séquestrée, torturée, battue et violée... Cet enfant elle ne le reniait pas pour autant, c'était certes celui d'un pervers dégénéré, mais avant tout le sien, le sang de son sang, la chair de sa chair, sa seule et unique raison de se battre à présent.
C'est aux alentours des vingt heures que Johanna franchit le seuil de sa porte, trouvant sa mère accoudée contre le mur et le regard noir, signe qu'elle attendait sûrement une explication.
- Je peux savoir où tu étais ? Demanda Blanche sur un ton sévère et angoissé à la fois.
Johanna avait tout sauf envi de chercher des mots pour justifier son retard, elle était majeur et l'autorité de sa mère commençait à l'embêter sérieusement, cela dit, elle souhaitait échapper aux questions agaçantes et pouvant s'avérer blessantes de sa mère, elle trouva donc une excuse, banale certes, mais efficace.
- J'étais chez une amie, je t'avoue que réviser mon bac toute seule ça commence à me saouler, alors autant le faire à deux. Se justifia-t-elle.
- Bon, mais tache de prévenir au moins, je me suis fait un sang d'encre, expliqua Blanche, le ton et l'expression du visage plus détendu. Au fait, JB a appelé, il voulait te parler, je lui ai dis que tu lui passerais un coup de fil dès que tu rentrerais. Déclara Blanche en tendant le téléphone à sa fille.
- Non merci, j'ai des choses à faire. Refusa Johanna avant d'aller s'enfermer dans sa chambre.
Blanche ne comprit pas vraiment la réaction de sa fille, et pour dire vrai, elle avait de plus en plus de mal à la comprendre ces derniers temps, elle pensait que c'était dû au départ de JB, et avait certainement raison, mais elle ignorait tellement de choses, que Johanna refusait de lui dire, ça lui ferait sans doute du bien d'en parler avec sa mère, de se sentir soutenue, mais elle ne voulait pas la faire souffrir, comme elle, souffrait, et puis la seule personne avec qui elle avait réellement besoin de se confier, c'était Jean-Baptiste, mais c'est difficile de se blottir dans les bras de quelqu'un lorsqu'un océan entier est installé entre cette personne et vous.
Johanna se sentait mal, les battements de son c½ur ne cessaient de s'accélérer, lui infligeant une terrible douleur, comme si celui-ci était comprimé par étau, un étau qui se refermait un peu plus chaque seconde, dans le bas de son ventre elle ressentait comme d'énormes coups qu'on lui donnait, son crâne était de plus en plus lourd et sa vision ne cessait de s'affaiblir, elle s'assit sur son lit espérant ainsi se calmer. Sa respiration se bloqua, elle essayait de reprendre son souffle, mais plus les secondes avançaient, plus elle avait du mal, elle se leva brusquement afin d'aller prévenir sa mère, mais elle n'eut pas le temps d'ouvrir la porte qu'elle s'écroula sur le sol.
JB était à présent allongé dans son lit, il se faisait tard à l'autre bout du continent, ou plutôt tôt, il ne devait pas être loin des deux heures du matin, mais impossible pour lui de trouver le sommeil, il s'était donc rendu à l'évidence, tenter de s'endormir n'aboutirait à rien, il ne lâchait pas son portable espérant qu'il ne daigne bien sonner, et encore faudrait-il que ce soit Johanna. Il scrutait avec attention les moindres recoins de cette chambre vide, sinistre et terne. Il en voulait tant à son père de lui avoir demandé une telle chose, de l'avoir arraché à Johanna, sa femme, par alliance et dans son c½ur à présent. Il rêvait du moment où il pourrait la serrer dans ses bras, l'embrasser, la toucher, lui dire « je t'aime », lui ouvrir son c½ur... Encore faudrait-il que ce moment arrive.
A Marseille, les 21 heures venaient de sonner, Blanche, inquiète de ne pas entendre sa fille depuis un long moment maintenant, frappa à sa porte, ne recevant aucune réponse, elle entra et trouva Johanna étendue sur le sol, une main fermement posée sur son ventre. Prise d'une violente panique, Blanche se précipita sur son corps, complètement inconscient, elle appela donc les urgences avant de les attendre patiemment, ayant logé sa fille entre le creux de ses bras, lui caressant délicatement le front tout en lui parlant d'une voix, la plus calme possible, attendant qu'elle ne se réveille... Sa petite fille.
Cela faisait plus de cinq heures que Blanche attendait dans cette salle dont elle commençait à connaître les moindres recoins. Elle ne cessait d'en faire le tour, tout en se rongeant les ongles, ce qui pouvait, par moment agacer les autres personnes qui patientaient tout comme elle. Seulement elle était la seule à être ici depuis plus de cinq longues heures interminables, sans nouvelles, les autres étaient rentrés, puis sortis, les uns après les autres, et elle, était toujours là, avec cette boule indescriptible dans le ventre qui lui donnait presque la nausée.
Les heures avançaient, lentement, si lentement qu'elle avait du mal à croire que ça faisait à présent seulement huit heures qu'elle était là, pour elle ça faisait huit jours entiers, elle commençait à sentir la fatigue la gagner, mais comment dormir sachant que votre enfant est peut-être entre la vie et la mort, ne sachant même pas si elle la reverra un jour.
Un large sourire se dessina sur le visage de cette mère paniquée lorsqu'elle vit un médecin s'approcher vers elle tout en balançant un rapide :
- Mme Marci ?
- Euh.. oui c'est bien moi, répondit immédiatement Blanche, le teint plus que pâle et les mains tremblantes.
- C'est assez difficile à dire... Votre fille souffre d'une grave défaillance cardiaque, pour le moment nous ne sommes pas en mesure de vous renseigner avec précisions, nous lui ferons passer des examens approfondis demain et là vous saurez exactement de quoi elle souffre.
Blanche se laissa tomber sur la chaise placée derrière elle. Comment cela pouvait être possible ? Johanna qui était si pleine de vie, si joyeuse. Le médecin s'assit donc sur la chaise placée aux côtés de Blanche afin de terminer ses explications.
- Elle a fait un arrêt cardiaque, de plusieurs minutes, nous avons cru la perdre, mais son état s'est stabilisé, il lui faut énormément de repos. Nous avons... Pour l'enfant, elle ne pouvait pas suivre une grossesse dans son état, ça aurait été beaucoup trop risqué, nous avons donc dû mettre un thermes à cette grossesse.
Johanna enceinte ? Soudain une multitude de questions vinrent envahir le cerveau de cette maman complètement déboussolée.
- A vrai dire, j'ignorais qu'elle était enceinte.
- Il va falloir lui annoncer... Je ne lui ai rien dit pour le moment, je ne préférais pas, dans l'état où elle est, il ne vaut mieux pas la brusquer, et la laisser se reposer.
- Oui je... D'accord. Acquiesça Blanche, une larme coulant le long de sa joue.
- Euh... Vous savez qui est JB ?
- Oui, je... Je sais qui c'est, il... Il... Je l'ai appelé, il a dis qu'il serait là le plus rapidement possible.
- Très bien, dans ce cas, je vous conseille de rentrer chez vous, de vous reposer, et de repasser voir votre fille demain.
- Je ne peux vraiment pas la voir maintenant ?
- Eh bien normalement non, mais j'ai des enfants, et je sais ce que c'est de les savoir dans cet état, suivez-moi. Déclara le médecin, en passant une main sur le bras de Blanche.
- C'est gentil.
C'est seule devant ce corps sans expression que Blanche s'écroula en sanglot, ça lui faisait si mal de voir sa fille comme ça, de devoir lui annoncer qu'elle était malade, et que pour la deuxième fois, elle venait de faire une fausse-couche. Elle prit la main de son enfant et resta au près d'elle un long moment, sans prononcer mot, ni quoi que ce soit, elle se contentait d'être présente, comme elle l'avait toujours fait.
Début de fiction très prométeuse [ x ]

