JB était à présent allongé dans son lit, il se faisait tard à l'autre bout du continent, ou plutôt tôt, il ne devait pas être loin des deux heures du matin, mais impossible pour lui de trouver le sommeil, il s'était donc rendu à l'évidence, tenter de s'endormir n'aboutirait à rien, il ne lâchait pas son portable espérant qu'il ne daigne bien sonner, et encore faudrait-il que ce soit Johanna.

JB était à présent allongé dans son lit, il se faisait tard à l’autre bout du continent, ou plutôt tôt, il ne devait pas être loin des deux heures du matin, mais impossible pour lui de trouver le sommeil, il s’était donc rendu à l’évidence, tenter de s’endormir n’aboutirait à rien, il ne lâchait pas son portable espérant qu’il ne daigne bien sonner, et encore faudrait-il que ce soit Johanna.
Coucou .

Etant fan du couple Jean-Baptiste, Johanna et surtout étant très déçu du départ de ce dernier, j'ai donc continué leur histoire... Comme je le souhaitais.


Chapitre 1


Cela faisait une semaine que JB avait quitté Marseille pour partir avec son père, partir loin, en laissant derrière lui, Johanna, Blanche et Noé, mais surtout Johanna, sa « femme », du moins représentée comme telle sous le régime de la communauté. Dans son c½ur, c'était loin d'être aussi simple, malgré tous les sentiments qu'il éprouvait pour la jeune fille, ces derniers n'étaient pas vraiment clairs, plutôt confus, mais ce départ précipité lui avait fait prendre conscience de ce que son c½ur refusait de lui avouer jusqu'à présent, il lui avait fait prendre conscience que Johanna comptait beaucoup plus à ses yeux qu'il n'avait jamais pu l'admettre. Mais maintenant, c'est rongé par ses regrets et sa solitude que ce jeune homme se morfondait à longueur de journée, seul avec son père dans ce pays où il avait grandit, mais aussi dans ce pays qu'il avait quitté pour fuir son passé, ses parents, son enfance, désormais il se sentait inconnu sur cette terre qui lui rappelait tant sa mère, tant de vieux démons qu'il ne préférait pas voir ressurgir. Tout ce qu'il avait pu construire au près de Johanna venait de s'écrouler en même pas une fraction de seconde, il n'aurait jamais pensé que ce serait si difficile de vivre sans elle, sans ses conseils, son aide, sa douceur, ses lèvres, son corps, son amour...

Si JB vivait mal cette séparation, Johanna, elle, se sentait détruite, mais pour rien au monde elle n'aurait laissé paraître le moindre signe de faiblesse, sûrement beaucoup trop fière. Devant les gens, ce sourire restait figé en permanence sur son visage, comme un masque, un masque qu'elle n'enlevait que lorsqu'elle se retrouvait seule. Elle n'allait pas bien, aussi bien physiquement que moralement, mais cela JB ne le savait pas, certainement dû à son énorme manque d'attention. Johanna l'avait écouté, aidé, consolé et accompagné alors que lui n'avait pas su recevoir l'appel au secours que cette femme blessée avait tenté de lui envoyer à plusieurs reprises. Elle ne lui en voulait pas, ni de pas avoir su l'écouter, ni d'être parti.
C'est sur les calanques de Marseille que Johanna s'était réfugiée afin de laisser ses larmes noyer entièrement ses joues, sa voix hurler au rythme violent de son c½ur qui se sentait poignardé et brisé et aussi d'oxygéner ses poumons du bon air marin... Qu'est-ce qu'elle s'en fichait au fond de l'air marin !
Elle s'était assise sur un rocher contemplant sans grand intérêt le mouvement irrégulier de la mer, écoutant attentivement le bruit des vagues se claquer contre les gigantesques rochers qui lui renvoyaient quelques petites gouttelettes, laissant ainsi parcourir sur son corps un léger frisson. Les larmes fusaient à grandes gouttes sur ses joues déjà inondées. D'une main douce et délicate, elle toucha son ventre, encore si plat, qui ne laissait paraître aucun signe de grossesse pour le moment, ou peut-être un petit arrondissement qui pouvait faire croire à un trop pleins de coca ou de nutella. Mais Johanna était bel et bien enceinte, de trois mois maintenant, d'un homme qu'elle n'aimait pas, d'un homme qui la répugnait, d'un homme qui l'avait séquestrée, torturée, battue et violée... Cet enfant elle ne le reniait pas pour autant, c'était certes celui d'un pervers dégénéré, mais avant tout le sien, le sang de son sang, la chair de sa chair, sa seule et unique raison de se battre à présent.
C'est aux alentours des vingt heures que Johanna franchit le seuil de sa porte, trouvant sa mère accoudée contre le mur et le regard noir, signe qu'elle attendait sûrement une explication.
- Je peux savoir où tu étais ? Demanda Blanche sur un ton sévère et angoissé à la fois.
Johanna avait tout sauf envi de chercher des mots pour justifier son retard, elle était majeur et l'autorité de sa mère commençait à l'embêter sérieusement, cela dit, elle souhaitait échapper aux questions agaçantes et pouvant s'avérer blessantes de sa mère, elle trouva donc une excuse, banale certes, mais efficace.
- J'étais chez une amie, je t'avoue que réviser mon bac toute seule ça commence à me saouler, alors autant le faire à deux. Se justifia-t-elle.
- Bon, mais tache de prévenir au moins, je me suis fait un sang d'encre, expliqua Blanche, le ton et l'expression du visage plus détendu. Au fait, JB a appelé, il voulait te parler, je lui ai dis que tu lui passerais un coup de fil dès que tu rentrerais. Déclara Blanche en tendant le téléphone à sa fille.
- Non merci, j'ai des choses à faire. Refusa Johanna avant d'aller s'enfermer dans sa chambre.
Blanche ne comprit pas vraiment la réaction de sa fille, et pour dire vrai, elle avait de plus en plus de mal à la comprendre ces derniers temps, elle pensait que c'était dû au départ de JB, et avait certainement raison, mais elle ignorait tellement de choses, que Johanna refusait de lui dire, ça lui ferait sans doute du bien d'en parler avec sa mère, de se sentir soutenue, mais elle ne voulait pas la faire souffrir, comme elle, souffrait, et puis la seule personne avec qui elle avait réellement besoin de se confier, c'était Jean-Baptiste, mais c'est difficile de se blottir dans les bras de quelqu'un lorsqu'un océan entier est installé entre cette personne et vous.
Johanna se sentait mal, les battements de son c½ur ne cessaient de s'accélérer, lui infligeant une terrible douleur, comme si celui-ci était comprimé par étau, un étau qui se refermait un peu plus chaque seconde, dans le bas de son ventre elle ressentait comme d'énormes coups qu'on lui donnait, son crâne était de plus en plus lourd et sa vision ne cessait de s'affaiblir, elle s'assit sur son lit espérant ainsi se calmer. Sa respiration se bloqua, elle essayait de reprendre son souffle, mais plus les secondes avançaient, plus elle avait du mal, elle se leva brusquement afin d'aller prévenir sa mère, mais elle n'eut pas le temps d'ouvrir la porte qu'elle s'écroula sur le sol.

JB était à présent allongé dans son lit, il se faisait tard à l'autre bout du continent, ou plutôt tôt, il ne devait pas être loin des deux heures du matin, mais impossible pour lui de trouver le sommeil, il s'était donc rendu à l'évidence, tenter de s'endormir n'aboutirait à rien, il ne lâchait pas son portable espérant qu'il ne daigne bien sonner, et encore faudrait-il que ce soit Johanna. Il scrutait avec attention les moindres recoins de cette chambre vide, sinistre et terne. Il en voulait tant à son père de lui avoir demandé une telle chose, de l'avoir arraché à Johanna, sa femme, par alliance et dans son c½ur à présent. Il rêvait du moment où il pourrait la serrer dans ses bras, l'embrasser, la toucher, lui dire « je t'aime », lui ouvrir son c½ur... Encore faudrait-il que ce moment arrive.

A Marseille, les 21 heures venaient de sonner, Blanche, inquiète de ne pas entendre sa fille depuis un long moment maintenant, frappa à sa porte, ne recevant aucune réponse, elle entra et trouva Johanna étendue sur le sol, une main fermement posée sur son ventre. Prise d'une violente panique, Blanche se précipita sur son corps, complètement inconscient, elle appela donc les urgences avant de les attendre patiemment, ayant logé sa fille entre le creux de ses bras, lui caressant délicatement le front tout en lui parlant d'une voix, la plus calme possible, attendant qu'elle ne se réveille... Sa petite fille.

Cela faisait plus de cinq heures que Blanche attendait dans cette salle dont elle commençait à connaître les moindres recoins. Elle ne cessait d'en faire le tour, tout en se rongeant les ongles, ce qui pouvait, par moment agacer les autres personnes qui patientaient tout comme elle. Seulement elle était la seule à être ici depuis plus de cinq longues heures interminables, sans nouvelles, les autres étaient rentrés, puis sortis, les uns après les autres, et elle, était toujours là, avec cette boule indescriptible dans le ventre qui lui donnait presque la nausée.
Les heures avançaient, lentement, si lentement qu'elle avait du mal à croire que ça faisait à présent seulement huit heures qu'elle était là, pour elle ça faisait huit jours entiers, elle commençait à sentir la fatigue la gagner, mais comment dormir sachant que votre enfant est peut-être entre la vie et la mort, ne sachant même pas si elle la reverra un jour.
Un large sourire se dessina sur le visage de cette mère paniquée lorsqu'elle vit un médecin s'approcher vers elle tout en balançant un rapide :
- Mme Marci ?
- Euh.. oui c'est bien moi, répondit immédiatement Blanche, le teint plus que pâle et les mains tremblantes.
- C'est assez difficile à dire... Votre fille souffre d'une grave défaillance cardiaque, pour le moment nous ne sommes pas en mesure de vous renseigner avec précisions, nous lui ferons passer des examens approfondis demain et là vous saurez exactement de quoi elle souffre.
Blanche se laissa tomber sur la chaise placée derrière elle. Comment cela pouvait être possible ? Johanna qui était si pleine de vie, si joyeuse. Le médecin s'assit donc sur la chaise placée aux côtés de Blanche afin de terminer ses explications.
- Elle a fait un arrêt cardiaque, de plusieurs minutes, nous avons cru la perdre, mais son état s'est stabilisé, il lui faut énormément de repos. Nous avons... Pour l'enfant, elle ne pouvait pas suivre une grossesse dans son état, ça aurait été beaucoup trop risqué, nous avons donc dû mettre un thermes à cette grossesse.
Johanna enceinte ? Soudain une multitude de questions vinrent envahir le cerveau de cette maman complètement déboussolée.
- A vrai dire, j'ignorais qu'elle était enceinte.
- Il va falloir lui annoncer... Je ne lui ai rien dit pour le moment, je ne préférais pas, dans l'état où elle est, il ne vaut mieux pas la brusquer, et la laisser se reposer.
- Oui je... D'accord. Acquiesça Blanche, une larme coulant le long de sa joue.
- Euh... Vous savez qui est JB ?
- Oui, je... Je sais qui c'est, il... Il... Je l'ai appelé, il a dis qu'il serait là le plus rapidement possible.
- Très bien, dans ce cas, je vous conseille de rentrer chez vous, de vous reposer, et de repasser voir votre fille demain.
- Je ne peux vraiment pas la voir maintenant ?
- Eh bien normalement non, mais j'ai des enfants, et je sais ce que c'est de les savoir dans cet état, suivez-moi. Déclara le médecin, en passant une main sur le bras de Blanche.
- C'est gentil.

C'est seule devant ce corps sans expression que Blanche s'écroula en sanglot, ça lui faisait si mal de voir sa fille comme ça, de devoir lui annoncer qu'elle était malade, et que pour la deuxième fois, elle venait de faire une fausse-couche. Elle prit la main de son enfant et resta au près d'elle un long moment, sans prononcer mot, ni quoi que ce soit, elle se contentait d'être présente, comme elle l'avait toujours fait.


Début de fiction très prométeuse [ x ]
# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:55
Modifié le samedi 07 juin 2008 17:36

Il s'avança délicatement vers la jeune femme, effleura ses lèvres à l'aide des siennes avant de les laisser se poser pour donner à Johanna un tendre baiser, peut-être leur premier baiser d'amour. Johanna se laissa faire sans prononcer le moindre mot, cela aurait été inutile, ils n'avaient pas besoin de mot pour savoir ce que l'autre ressentait. Une simple regard, un simple geste était amplement suffisant.

Il s’avança délicatement vers la jeune femme, effleura ses lèvres à l’aide des siennes avant de les laisser se poser pour donner à Johanna un tendre baiser, peut-être leur premier baiser d’amour. Johanna se laissa faire sans prononcer le moindre mot, cela aurait été inutile, ils n’avaient pas besoin de mot pour savoir ce que l’autre ressentait. Une simple regard, un simple geste était amplement suffisant.
Chapitre 2


Le lendemain matin, Blanche rentra au levé du jour chez elle, complètement vidée et épuisée. A son arrivée devant le palier de sa maison, elle trouva JB assit visiblement épuisé lui aussi.
Blanche lui adressa un faible sourire forcé, en réalité, elle n'avait pas trop la tête à sourire, mais voir Jean-Baptiste lui faisait du bien, elle lui fit une bise et celui-ci s'empressa de lui demander comment allait Johanna.
- Elle va mal. Déclara simplement Blanche. Pourquoi tu n'es pas entré ?
- Oh je ne voulais pas réveiller Noé, et je me doutais que vous n'étiez pas chez vous, et comme Franck ne m'apprécie pas beaucoup.
- Mais bien sûr que non, Franck t'aime beaucoup.
- Enfin c'est pas bien grave, qu'est-ce qu'elle a Johanna ? S'inquiéta JB.
- Elle est malade, apparemment elle aurait des problèmes cardiaques, je ne comprends pas. Et puis... Il va falloir lui annoncer qu'elle n'aura pas cet enfant.
- Johanna était enceinte ?
- Eh bien oui figure-toi, de qui j'en sais rien, mais elle était enceinte de trois mois.
Enceinte de trois mois ? JB ne comprenait pas, Johanna était bel et bien célibataire depuis quelques mois, plus ou moins avec lui, mais n'ayant pas couchés ensemble, c'était évident qu'il n'était pas le père de cet enfant. Il se sentit trahit, lui qui croyait que Johanna l'aimait, que Johanna était fidèle. Mais ne lui en voulait pas, il était tellement malheureux de la savoir malade, que la seule chose qu'il voulait, c'était l'accompagner, comme elle, avait toujours fait avec lui. Il voulait la protéger, le choyer.

Jean-Baptiste venait de pénétrer dans la chambre de Johanna, il s'assit sur la chaise placée à côté du lit de la jeune fille qui dormait encore paisiblement à cette heure-ci, lui caressa le front avant d'y déposer un baiser qui la fit instinctivement sursauter.
- C'est Moi ne t'en fais pas. La rassura JB en serrant sa main dans la sienne.
- JB ? Demanda-t-elle d'une voix à la fois faible et émotive.
- Oui, je suis là. Déclara-t-il en lui adressant un sourire.
Johanna se redressa en toussotant.
- Attends je vais t'aider. Proposa Jean-Baptiste en lui plaçant correctement son oreiller.
- Merci.
Johanna posa une main sur son ventre à présent extrêmement plat et regarda Jean-Baptiste avant de baisser les yeux.
- Johanna... Le bébé, tu... Tu l'as perdu.
Une larme se mit à couler le long de la joue de la jeune fille, suivie d'une autre et encore d'une autre, jusqu'à envahir complètement ses joues. JB prit soin de les lui essuyer avec douceur.
Johanna se faufila une nouvelle fois sous ses draps blancs, tournant le dos à Jean-Baptiste.
- Laisse-moi, je veux être seule... S'il te plaît.
- Johanna... Pourquoi tu ne m'as rien dis ?
- Je me sens pas bien, alors s'il te plaît laisse moi, et ne me pose pas de questions.
- Je ne te laisserai pas, pas une deuxième fois.
- T'as pas su être là, t'as pas su ! Bonnant m'a mise enceinte et t'as rien vu. Déclara-t-elle d'une voix étouffée par un sanglot.
JB sentit une colère indescriptible envahir tout son être, il ressentit une haine profonde à l'égard de Bonnant, et une énorme culpabilité envers lui-même. Mais comment avait-il pu ne pas comprendre ? Ne pas voir ça ? Bonnant avait touché la femme qu'il aimait, l'avait violé et lui n'avait même pas été capable de se montrer à la hauteur de tout ça. « Quel idiot ! » Pensa-t-il au plus profond de son être. Un cocktail de tristesse, de colère et de culpabilité venait de le gagner. Si il s'était écouté, il serait parti, parti loin, parti retrouver Bonnant pour lui faire payer son geste, parti se réfugier dans les toilettes tellement que la honte de ne pas avoir compris le message de Johanna le hantait. Mais Johanna était là, à côté de lui, fragilisée par la maladie et par la perte de cet enfant, venant de lui avouer ce lourd fardeau qu'elle portait seule jusqu'à présent. Il ne lui restait plus qu'à affronter ses erreurs, qu'à la soutenir du mieux qu'il le pouvait. N'était-ce pas plus honteux de fuir que de ne pas avoir su entendre ?
Ses erreurs étaient pardonnables et rattrapables mais dans un moment pareil, la fuite aurait été irrécupérable.
Jean-Baptise se leva de la chaise afin de s'asseoir de l'autre côté du lit où Johanna tentait tant bien que mal de dissimuler ses sanglots qui lui poignardaient le c½ur.
- Johanna, je... Je l'ignorais, mais enfin pourquoi ne m'as-tu rien dis, je t'aurais aidé moi.
Johanna l'écoutait attentivement, laissant à présent couler ouvertement ses larmes que JB lui essuyait au fur et à mesure.
- Je n'ai peut-être pas su te le dire ou te le faire comprendre jusqu'à maintenant, mais je t'aime, je t'aime plus que tout, et aujourd'hui tu te retrouves là, condamné dans ce lit d'hôpital à cause d'une putain de maladie. Ma première réaction aurait été de partir, pour ne pas avoir à affronter ça, oui c'est sûrement ce que j'aurais fait avec une autre femme et crois-moi j'en suis pas fier, sauf qu'aujourd'hui, c'est toi qui est clouée là-dedans, et même si ma raison me dit « pars ! Pars loin », mon c½ur m'ordonne de rester. Je te laisserai plus jamais Johanna.
Johanna se redressa une nouvelle fois et se blottit dans les bras de son mari qui la serra fort contre lui, sentant ainsi les battement accélérés de son c½ur, il posa sa main derrière son crâne et ramena d'un geste tendre le tête de Johanna un peu plus près contre son épaule.
- JB ? Demanda-t-elle en se défaisant de son étreinte.
- Dis-moi. Souffla-t-il d'une voix douce et attentive.
- Qu'est-ce que j'ai au juste ?
- On ne sait pas encore, d'après ce que m'a dit ta mère, tu aurais des problèmes cardiaque, aujourd'hui tu vas passer des examens plus complet. Lui expliqua-t-il d'une voix qui se voulait rassurante.
- J'ai si peur.
- Tu n'as plus à avoir peur, même si c'est très grave, Je serai à tes côtés.
- Tu dis ça aujourd'hui... Mais au fond tu..
- Chut ! La coupa JB. Est-ce que tu me fais confiance ?
- Oui. Répondit-elle simplement.
- Alors tu peux me croire. Dit-il en sortant de sa poche une petite boîte rouge ornée de jolis petits graphisme de couleur or. Donne-moi ta main.
Johanna s'exécuta, surprise.
- Johanna Marci, voulez-vous prendre pour époux Monsieur Jean-Baptiste Gautier ici présent ?
- Euh.. oui, oui je le veux... Répondit-t-elle après un léger temps de réaction, surprise.
- Jean-Baptiste Gautier, voulez-vous prendre Johanna Marci ici présente pour épouse. Se demanda-t-il à lui-même. Je le veux. Je vous déclare à présent mari et femme. Déclara JB en passant l'alliance en or avec à l'intérieur l'inscription « Johanna & Jean-Baptise » gravée au doigt de Johanna. Vous pouvez embrasser la mariée.
Il s'avança délicatement vers la jeune femme, effleura ses lèvres à l'aide des siennes avant de les laisser se poser pour donner à Johanna un tendre baiser, peut-être leur premier baiser d'amour. Johanna se laissa faire sans prononcer le moindre mot, cela aurait été inutile, ils n'avaient pas besoin de mot pour savoir ce que l'autre ressentait. Un simple regard, un simple geste était amplement suffisant.
Blanche s'apprêtait à entrer dans la chambre, mais lorsqu'elle les vit dans les bras l'un de l'autre, un sourire se dessina sur son visage, puis elle fit demi-tour, ne voulant pour rien au monde gâcher ce moment de tendresse.
- Maintenant, on est mariés, mariés pour de vrai. Déclara Jean-Baptiste en regardant sa femme dans les yeux. Ces yeux chocolat desquels il ne pouvait se défaire.
D'une main légère il vint essuyer les larmes de la jeune femme, comme il n'avait cesser de le faire jusqu'à présent.
- Ne pleurs plus maintenant.
Johanna acquiesça en laissant un faible sourire se dessiner sur son visage marqué par la fatigue, marqué par les pleurs.
- Repose-toi maintenant.
Elle s'allongea délicatement dans son lit à l'aide de JB, serrant toujours fermement sa main, puis ferma ses yeux qui se faisaient de plus en plus lourd dû à la fatigue.
- Tu vas rester là ?
- Bien sûr que je vais rester ne t'en fais pas, à ton réveil, je serai toujours là. La rassura-t-il alors.
Confiante et rassurée, Johanna laissa le sommeil la gagner et rejoignit les bras de Morphée sûrement pour de longues heures, de longues heures que Jean-Baptiste allait passer à la regarder, la caresser... Sa femme.

- Johanna souffre d'une défaillance cardiaque, son c½ur manque d'oxygène et ne peut donc pas fonctionner normalement. Donc plus de sport, beaucoup de repos, un traitement régulier, une visite tous les deux mois à l'hôpital pour s'assurer que tout va bien, et normalement ça devrait aller. Eviter les gros stresses, et en cas de malaises répétés ou le moindre signe inquiétant, l'emmener ici. Pour le moment nous la gardons encore quelques jours afin qu'elle récupère correctement. Expliqua le médecin à Blanche et Jean-Baptiste.
- Mais... Comment... Comment ça se fait, je ne comprends pas, elle avait pourtant l'air en bonne santé jusqu'à présent, un peu fatiguée, mais ça arrive. Et voilà qu'elle a ça.. Je... Bafouilla Blanche.
- On ne peut pas prévoir ce genre de maladie, elle devait bien sentir que ça n'allait pas bien. Mais de toute manière il n'y a rien à faire à part suivre correctement nos recommandations.
- Et... Toute sa vie ça va être comme ça ? Demanda JB.
- Eh bien, si vraiment les problèmes cardiaques s'aggravent, nous pourront envisager une greffe du c½ur, mais c'est une opération extrêmement risquée, si on peut l'éviter c'est mieux. Cela dit ne vous inquiétez pas, je sais que c'est dur à encaisser sur le coup, mais beaucoup de personnes vivent presque normalement avec ça, c'est un handicape au début, mais on s'y fait très vite.
- Vous lui en avez déjà parlé ? Interrogea Jean-Baptiste anxieux.
- Oui, elle ne l'a pas très bien pris, et c'est normal, il va lui falloir du temps pour accepter, beaucoup de soutien. Parfois certains malades refusent leur maladie, ils préfèrent se dire qu'ils ne le sont pas en vivant normalement sans suivre nos recommandations et sans prendre les traitements donnés, alors ce sera à vous de l'aider pour ça aussi.
- Ne vous faîtes pas de soucis avec moi elle sera bien chouchoutée. Affirma JB.
Le médecin et Blanche s'échangèrent un regard complice.

- Lâchez-moi ! Ne cessait de répéter Johanna à Jean-Baptiste et sa mère qui essayaient tant bien que mal de la consoler.
- Mais enfin Johanna c'est pas si grave. Dit Blanche.
- Pas si grave ? Non mais tu te fous de moi, tu pleures quand t'as un 38 de température et moi qui vais vivre le reste de ma vie avec ça devrais rien dire.
- Johanna, calme toi. Ajouta JB. On comprends parfaitement ce que tu peux ressentir, et à moi aussi ça me fait mal qu'est-ce que tu crois ? Que je suis content de te savoir malade ? Tu crois que ta mère est heureuse ? Tu te trompes... On est tout aussi touchés que toi. Mais nous on est là, on va t'aider, t'accompagner...
- Jean-Baptiste a raison ma chérie.
- Laissez-moi tranquille, je ne veux dépendre de personne, c'est pas parce que je suis malade qu'on doit s'apitoyer sur mon sort.
- Mais... C'est pas parce que tu es malade que tu n'es plus la même personne, tu es tout aussi indépendante et forte qu'avant, et nous ne comptons pas te considérer comme une moins que rien à cause de ça, loin de là.
- Je... Je voudrais rester seule maintenant.
- Tu es sûre que... S'inquiéta JB.
- Oui ! Parfaitement sûre ! Le coupa Johanna.
Jean-Baptiste déposa un baiser sur le front de sa bien-aimée, Blanche fit de même, puis ils quittèrent la chambre, anxieux de laisser Johanna seule.
- Je reste là, si tu as besoin. Déclara simplement Jean-Baptiste.
- Ça ne sera pas utile !

Johanna s'assura qu'ils avaient bien quitté la chambre avant de se lever de ce lit duquel elle commençait à se sentir prisonnière puis elle s'avança vers une petite tablette où était posée un paquet de feuille et un stylo, elle s'assit sur la chaise et se mit à gratouiller quelque chose...
# Posté le lundi 12 mai 2008 05:15
Modifié le samedi 07 juin 2008 17:36

Il serra fort la lettre entre ses mains qui finit d'ailleurs par se plier sous la pression de ses doigts crispés, avant de balancer un grand coup de pied dans un rocher, sûrement pour faire sortir un peu de cette colère qu'il refoulait en lui. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait plus.

Il serra fort la lettre entre ses mains qui finit d’ailleurs par se plier sous la pression de ses doigts crispés, avant de balancer un grand coup de pied dans un rocher, sûrement pour faire sortir un peu de cette colère qu’il refoulait en lui. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait plus.
Chapitre 3


C'est aux alentours des 17 heures que Jean-Baptiste se rendit sur les calanques de Marseille, perturbé par les derniers évènements et surtout pas cette lettre, que Johanna venait de lui donner, à sa demande, il avait attendu d'être seul pour la lire. Il s'assit sur un rocher puis ouvrit avec curiosité cette lettre...

Jean-Baptiste, si je t'écris aujourd'hui c'est pour te demander de m'oublier, ça vaut mieux pour toi, ce n'est pas parce que ma vie est fichue que je dois me permettre de gâcher la tienne, tu es jeune et tu as tellement de belles choses à faire et à voir, je n'ai pas le droit de t'en priver. Crois-moi ce n'est pas facile pour moi de te dire tout ça, c'est pour cette raison que je le fais par écrit, c'est sans doute plus simple.
Je ne t'en veux pas pour ce qui s'est passé avec Bonnant, et je sais que si on restait ensemble cette question finirait tôt ou tard par refaire surface alors je t'explique tout ça par écrit, encore une fois ça doit sûrement faire moins mal sur une feuille de papier. Il y a deux mois environ j'ai découvert que j'étais enceinte, enceinte de cet homme qui m'avait frappé violé et torturé, j'étais si male, mais je ne voulais pas qu'on ait pitié de moi ou même qu'on me regarde comme une moins que rien, tu sais j'avais honte. Mais je m'étais accrochée à toi, et à cet enfant qui grandissait en moi, mon enfant. Il n'était pas là mais faisait déjà parti de ma vie. Quand tu es parti, il me restait plus que lui. Maintenant je l'ai perdu, et je vais te perdre aussi. Ma vie ne vaut plus grand-chose à présent, elle est devenue un enfer, et je n'ai pas envi de t'emporter avec moi dans cet enfer. Mais sache que je t'aime, je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne, tu as donné un sens à ma vie, tu as réussis à faire battre mon c½ur à la vitesse de la lumière et pour ça, je ne te remercierai jamais assez.
Nos routes se séparent sur cette lettre, ne vient plus me voir, je te demande. Si tu m'aimes oublie-moi, mais n'oublie jamais ça, n'oublie jamais ce qu'on a vécu tous les deux, c'était peut-être court, mais c'était fort.

Je t'aime Jean-Baptiste.
Johanna .

Il serra fort la lettre entre ses mains qui finit d'ailleurs par se plier sous la pression de ses doigts crispés, avant de balancer un grand coup de pied dans un rocher, sûrement pour faire sortir un peu de cette colère qu'il refoulait en lui. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait plus. Ce qu'elle lui demandait était amplement au-dessus de ses forces, il ne pouvait pas tirer un trait définitif sur la femme de sa vie à cause d'une maladie et d'un enfoiré, c'était inimaginable pour lui. Mais pour le moment il ne préférait pas aller la voir, il savait pertinemment qu'elle se braquerait, se sentant beaucoup trop faible dans ce lit d'hôpital. Il attendrait donc demain à sa sortie...

Pendant ce temps tous le monde était sans dessus dessous au Mistral, Johanna était au centre de nombreuses conversations. Certains s'inquiétaient, d'autres s'en réjouissaient...
- Je ne comprends pas, cette petite avait l'air en parfaite santé et voilà qu'elle va devoir traîner ça toute sa vie ! S'exclama Mirta.
- Elle ne méritait pas ça. Rétorqua Rachel.
- Personne ne mérite ça, mais c'est la vie. Riposta Mélanie.
- Bon vous avez pas mieux à faire là que de vous mêler des problèmes de ma petite fille ! S'agaça Roland.
- Oh ça va si on peut même plus parler. Répondit Mélanie.
Sur ces entre-faits Blanche pénétra dans le bar, le visage marqué par l'angoisse, elle se dirigea vers le comptoir où Roland l'attendait, la mine déconfite lui aussi.
- Alors ? Demanda-t-il simplement.
- Elle ne veut voir personne. Déclara Blanche. C'est grave Roland ! Annonça-t-elle d'une voix étouffée par un sanglot.
- Viens là Blanche. Dit-il en faisant le tour du comptoir avant de prendre cette maman en détresse dans ses bras.
- Ça va aller, tu vas voir. Johanna a toujours été très forte.
A vrai dire, même lui n'était pas convaincu de ce qu'il avançait. Johanna était forte certes, mais saurait-elle affronter une telle épreuve ?


Je vous préviens : Je ne marche aux chantages du genre "2 comms sur mon blog = 5 pour toi" ou "Besoin de commentaires?.. Click en haut sur l'avatar et blablabla !.." Si j'écris une fiction c'est parce que j'aime écrire et j'aime m'inventer un monde imaginaire dont je suis la seule et unique maîtresse, et non pour battre un reccord de commentaire, donc c'est inutile de venir polluer mon travail avec vos pubs, en plus je vois pas l'intérêt, 10 commentaires pour faire une phrase de 10 mots, j'ai jamais rien vu d'aussi débile !


Merci à ceux qui prennent le temps de lire. =)
# Posté le lundi 12 mai 2008 05:31
Modifié le samedi 07 juin 2008 17:36

Johanna balança cette vulgaire lettre avant même d'avoir eu le temps de la terminer et ouvrit d'un revers de main la porte qui la séparait de Jean-Baptiste, mais lorsque elle jeta un coup d'½il à l'extérieur, elle ne trouva personne... Il était sans doute parti.

Johanna balança cette vulgaire lettre avant même d’avoir eu le temps de la terminer et ouvrit d’un revers de main la porte qui la séparait de Jean-Baptiste, mais lorsque elle jeta un coup d’½il à l’extérieur, elle ne trouva personne… Il était sans doute parti.
Chapitre 4

Aujourd'hui Johanna sortait enfin de ce lieu qu'elle commençait à voir en horreur. Lorsqu'elle traversa le quartier pour se rendre dans sa maison, tous le monde lui sauta dessus, lui exposant une multitude de questions auxquelles elle n'avait ni la force, ni l'envi de répondre.
C'est donc en ignorant ces gens qu'elle finit par accéder à sa maison. Elle posa son sac dans sa chambre, alluma la télé et s'assit sur le canapé sous le regard inquiet de sa mère.
- Tu veux que quelque chose ma puce ? Demanda Blanche en lui caressant affectueusement le front.
« oui, Jean-Baptiste » pensa-t-elle au fond delle-même.
- Euh... Non ça ira, merci.
- Tu es sûre ?
- Mais puisque je te le dis, j'ai juste envi de rester seule.
- Bon très bien, je vais chercher Noé à la crèche, mais si tu as le moindre soucis tu...
- C'est bon ! J'aurai pas de soucis, lâche-moi maintenant ! S'énerva Johanna.
Blanche laissa donc sa fille seule, à sa demande.
Johanna se recroquevilla sur elle-même tout en zappant dans l'espoir de trouver un programme « potable » qui saurait emprisonner son esprit de manière à ce qu'elle ne puisse plus penser... Plus penser à rien. Elle tomba sur le championnat de patinage artistique, elle se surprit d'ailleurs à repenser au temps où elle savait faire tout ça, où elle prenait un plaisir démesuré à effectuer ces pirouettes, ces doubles axels, mais tout ça c'était bien loin. Elle était si vivante à cette époque, si active et à présent voilà ce à quoi sa vie en était réduite, c'est-à-dire à rester cloîtrer chez elle les volets fermés admirant les prouesses artistiques de ces patineuses. Mais qu'est-ce qu'elle fichait là ? Elle aurait dû se trouver là, elle aurait pu, elle avait le talent, la grâce et la technique. Elle avait tout pour réussir. Mais maintenant c'était trop tard. Elle se leva pour aller prendre un coca, tant qu'à déprimer, autant le faire avec du sucre et des colorants qui porteraient sûrement préjudices à ses cuisses ou à son c½ur, mais après tout... Rester mince, pour quoi faire ? Pour regarder les télé. L'intérêt ? Il n'y en avait aucun. Se soigner correctement pour... Vivre plus longtemps. Et vivre longtemps pour quoi faire ? Elle l'avait perdu le goût de vivre.
Alors qu'elle s'apprêtait à se goinfrer devant son poste de télévision comme une gamine qui venait de vivre un chagrin d'amour, elle entendit quelqu'un frapper à la porte. Elle se leva alors et alla ouvrir, pensant que c'était sa mère qui avait certainement oublié les clefs et tomba nez à nez avec Jean-Baptiste, elle baissa les yeux et se racla la gorge pour faire diversion.
- Tu vas bien ? Demanda JB, d'une voix douce et protectrice.
- Ça peut aller, merci.
- Johanna tu sais j'ai bien pris le temps de penser à ta lettre et...
- Jean-Baptiste, ne te fatigue pas, j'ai dis tout ce que j'avais à te dire, toi et moi c'est terminé. Le coupa-t-elle avant de lui fermer la porte au nez.
De nouveau, des frappements de portes se firent entendre, accompagnés d'un murmure, puis sous la porte, elle vit une enveloppe se faufiler « Tu ne veux pas me voir ? Lis au moins ça avant de prendre une décision. » Dit Jean-Baptiste avant de s'adosser à la porte et de s'y asseoir.

Johanna, puisque tu as décidé de ne parler que par lettre, je te suis, même si j'aurai préféré me justifier en face de toi. Tu penses que si on continue tu gâcherais ma vie, laisse-moi te dire que tu te trompes, c'est en restant loin de toi et de tes yeux que je suis malheureux. De plus, ce n'est pas une tard d'être malade. Ça change quoi au fond ? Je serai peut-être plus attentif à ce que tu ressens et te protègerai peut-être un peu plus, mais sincèrement je ne vois pas le problème, tout ce que je souhaite c'est être à tes côtés. Je suis nul, mais alors vraiment nul pour ce qui est de dévoiler mes sentiments sur un bout de papier, mais bon quand on a pas le choix... Je ne te demande pas la lune, mais simplement de laisser ton c½ur parler, et de te laisser aimer. S'il te plaît Johanna...

Johanna balança cette vulgaire lettre avant même d'avoir eu le temps de la terminer et ouvrit d'un revers de main la porte qui la séparait de Jean-Baptiste, mais lorsque elle jeta un coup d'½il à l'extérieur, elle ne trouva personne... Il était sans doute parti. Elle enfila rapidement la première veste qui lui tomba sous la main, puis se faufila entre la porte avant de descendre en hâte les escaliers jusqu'au Mistral où elle aperçue Jean-Baptiste assis derrière le comptoir de Roland. Elle hésitait à faire demi-tour ou à aller le voir et affronter tous les regards au passage, elle prit son courage à deux mains et traversa la place avant de pénétrer dans le bar.
- Tiens, voilà ma petite fille chérie ! S'enjoua Roland.
Jean-Baptiste se retourna instinctivement et trouva Johanna accoudée à la porte, la tête baissée, mais malgré tout un léger sourire qu'elle ne parvenait pas à dissimuler se décelant sur son visage plus que radieux aux yeux de Jean-Baptiste.
- Johanna. Marmonna Jean-Baptiste une pointe d'espoir dans les yeux.
Elle avait le visage plus que tiré par les traits de la fatigue et le teint assez cadavérique, mais lui ne devait certainement pas la voir avec les mêmes yeux que les autres, mais il devait simplement la voir avec son c½ur.
- Je... J'ai lu ce que tu m'as écris et... Et... Tu sais je... Jean-Baptiste euh... Bafouilla Johanna gênée.
- Je sais Johanna . Déclara-t-il en se levant afin de s'approcher d'elle et de lui caresser délicatement ses longs cheveux soyeux. Viens avec moi. Rajouta-t-il en l'attrapant par la main tout en sortant du bar.
- Et moi j'ai pas le droit à un petit câlin ? S'agaça Roland.
Mais c'était trop tard, ils étaient déjà partis, le regard étincelant, et entrelacés l'un dans les bras de l'autre.
- Ah bonté divine ces jeunes ! Dit Roland sur un ton taquin.

Jean-Baptiste et Johanna s'étaient assis sur un rocher face à la mer, ils aimaient tant se retrouver ici, tous les deux. JB avait enlacé sa bien-aimée de ses deux bras et elle avait posé sa tête sur son épaule.
- J'avais peur, il avait pointé un couteau sous ma gorge, j'hurlais, j'hurlais très fort, mais à chaque fois que je prononçais un mot, il me donnait un coup de pied, j'avais mal, alors je ne criais plus, mais je pleurais, il voulait pas que je pleure, il m'interdisait de pleurer, alors je pleurais en silence et il me giflait. Expliqua-t-elle avec difficulté, un énorme sanglot dans la voix.
- Tu sais tu n'es pas... Obligée de, enfin si c'est trop dur, je ne te demande rien. Déclara-t-il en serrant un peu plus le corps tremblant de sa bien-aimée contre le sien.
Un silence se faisant gênant s'installa, Johanna tenait entre ses mains celles de Jean-Baptiste, les serrant fortement, comme si elle avait peur... Peur de le perdre.
- Je lui demandais d'arrêter, mais là il s'est accroupi face à moi, m'a déboutonné mon pantalon et... Et... tenta de continuer Johanna avant d'exploser en sanglot et de se retourner pour poser sa tête contre l'épaule de Jean-Baptiste.
- Chut... Calme-toi mon trésor, c'est finit. La rassura-t-il alors en la serrant dans ses bras.
La jeune fille ne se calma pas pour autant, elle hurla la douleur qui bouillonnait en elle, cette douleur qui poignardait à coup de hache son c½ur jusqu'à ce qu'il ne puisse même plus battre correctement. Jean-Baptiste était la première personne avec qui elle acceptait d'en parler, de partageait cette tristesse, cette haine. Malheureusement, elle n'avait pas la force de continuer, de s'ouvrir entièrement. Jusqu'à maintenant elle avait tenté d'oublier sans y parvenir.
- Johanna... Arrête !
Il lui attrapa les mains et la serra dans ses bras tentant tant bien que mal de la calmer.
- Tu peux pas comprendre ! Hurla-t-elle.
- Peut-être que non, mais j'essaye de me mettre à ta place, je ... Je m'en veux tellement. S'énerva-t-il en se levant, se défaisant de l'emprise de Johanna.
Il lui prit la main, l'aidant à se lever, caressa son visage noyé par les larmes avant de déposer sur son front un tendre baiser rempli d'affection et de soutien, puis il passa son bras autour de son épaule. Voyant qu'elle grelottait, certainement dû à ce choc. Etait-ce aussi difficile d'en parler que de le vivre ? Sûrement pas, mais elle se sentait aussi vidée et épuisée. Il posa délicatement sur ses épaules sa veste avant de l'envelopper. Et d'emprunter le chemin du retour.
- ça va aller ? Demanda Jean-Baptiste toujours Johanna blottie contre lui.
- Oui, maintenant ça va aller. Affirma-t-elle d'une voix à peine perceptible, un faible sourire sur son visage.
- Je t'aime Johanna.
Le sourire dessiné sur le visage de la jeune fille s'élargie à l'entente de cette déclaration, elle baissa les yeux avant de pivoter légèrement du côté de Jean-Baptiste de façon à se retrouver face à lui, puis elle posa ses lèvres sur les siennes en glissant à son oreille un tendre « je t'aime aussi. ».
# Posté le lundi 12 mai 2008 05:33
Modifié le samedi 07 juin 2008 17:36

Il prenait toujours un immense plaisir à s'extasier devant le corps inerte de cette femme qui n'était autre que la sienne, d'une certaine manière il en était fier. Elle n'était peut-être pas parfaite aux yeux des gens, mais pour lui elle était inégalable.

Il prenait toujours un immense plaisir à s’extasier devant le corps inerte de cette femme qui n’était autre que la sienne, d’une certaine manière il en était fier. Elle n’était peut-être pas parfaite aux yeux des gens, mais pour lui elle était inégalable.
Chapitre 5


Ce matin-là, Jean-Baptiste s'était levé de bonne heure, et avait donc pris soin de préparer un petit déjeuner complet à sa bien-aimée, puis l'avait rejoint dans la chambre où il la regarda quelques minutes dormir à points fermés. Il prenait toujours un immense plaisir à s'extasier devant le corps inerte de cette femme qui n'était autre que la sienne, d'une certaine manière il en était fier. Elle n'était peut-être pas parfaite aux yeux des gens, mais pour lui elle était inégalable.
Lorsque Johanna ouvrit avec difficulté ses paupières alourdies par le poids des heures qu'elle venait de passer à dormir, elle découvrit Jean-Baptiste, un sourire béat dessiné sur le visage, l'admirant avec attention.
- Qu'est-ce que tu fais ? L'interrogea-t-elle, amusée.
- Je te regarde... Tu sais, c'est le plus beau spectacle du monde... Et en plus il est gratuit.
- N'importe quoi !
- Le petit déjeuner est servi princesse ! Annonça-t-il en posant le plateau sur le lit de la jeune fille.
- Oh mais dis-moi qu'ai-je bien pu faire pour mériter autant de petites attentions si charmantes ?
- Tu veux vraiment savoir ?
- Hum hum.. Acquiesça-t-elle.
- Dans ce cas demande ça à lui. Dit-il en désignant son c½ur d'un geste de la main.
- Non mais vraiment ça va pas bien ce matin toi !
- Je suis de ton avis, j'ai dû attraper un rhum... Le rhum de l'amour.
Johanna explosa de rie.
- T'es complètement fou, je crois que je vais vraiment finir par demander le divorce.
- Quoi ? Tu n'oserais tout de même pas faire une chose pareille ?
- Bien sûr que non, je t'aime trop pour ça ! Déclara-t-elle en lui offrant un tendre baiser.
- Je préfère ça.
Johanna se leva en poussant le plateau avant de pénétrer dans le salon, toujours JB derrière elle. Ils trouvèrent Blanche et Franck, les regardant avec insistance, un sourire niais figé sur leur visage.
- ça va pas ?
- Si, ma chérie. Et toi comment tu te sens ? Demanda Blanche toujours cet abominable sourire sur le coin des lèvres.
- Euh.. Bien. Tu ... T'es sûre ça va ? Parce que là t'es un peu beaucoup excitée, et t'arrêtes pas de sourire bêtement.
- Ben voilà Franck et moi on se disait que vu que ... que vous êtes un jeune couple de mariés, amoureux, et.. Et que dans quelques années vous nous ferez certainement des petits bébés ... vous seriez d'accord pour le faire avec Noé pendant que nous on sera sous le soleil des Sechelles. Bafouilla Blanche avant de s'emparer de sa mallette et d'ouvrir la porte d'entrée. Bon moi je file je vais être en retard au travail. A ce soir.
Johanna et JB se tournèrent vers Franck, les bras croisés et fronçant les sourcils.
- Une idée de Blanche, je... J'y suis pour rien ! Au fait ces révisions pour le bac ? Demanda Franck déviant la conversation l'air de rien.

- Je le crois pas ça ! Ma mère et Franck nous refilent Noé pendant qu'ils vont faire bronzette aux Sechelles ! C'est nous les jeunes mariés, c'est donc nous qui devrions partir en voyage de noce. Râla Johanna devant le comptoir du bar de son grand-père.
- Mais Johanna ne t'en fais pas, on va bien s'amuser avec Noé. La rassura JB.
- Mais oui ! Jean-Baptiste a raison, ça te fera une expérience, comme ça tu seras ce que c'est vraiment que d'avoir un enfant à charge. Argumenta Roland.
- Mais qu'est-ce que ça peut me faire de savoir ça ? ... Enfin je ... Je vais lui garder son fils ! Accepta finalement Johanna. Mais si je rate mon bac, elle s'en prendra qu'à elle-même !
- Mais tu l'auras haut la main. Dit Jean-Baptiste en l'embrassant.
- Tu sais que je t'aime toi ?
- Non je sais pas... Redis le encore que je sois sûr !
- Je t'aime !
Il s'avança doucement et l'embrassa avec douceur et amour, comme il savait si bien le faire.
- Eh ben je crois que je t'aime encore plus !
- Hum hum. Fit-elle en hochant la tête de gauche à droite. Pas possible.
- Ah bon tu crois ?!
- J'en suis sûr !
- Bon on a compris que vous vous aimez ! Rechigna Roland en s'incrustant dans la conversation.
Johanna et Jean-Baptiste s'échangèrent un regard complice.
- Tiens sers-moi un coca !
- Mais tout de suite ma petite chérie.

La fin de journée se déroula bien, du moins pas trop mal. Malgré la joie que Jean-Baptiste éprouvait suite à ses retrouvailles avec Johanna et à leur nouvelle idylle qui s'annonçait plutôt bien, le jeune homme avait beau essayer de faire abstraction de la mésaventure de Johanna, il n'y parvenait pas. Dès qu'il fermait les yeux, il les voyait tous les deux dans cette cave, Johanna le suppliant d'arrêter et Bonnant profitant de la faiblesse de sa femme. Il s'en voulait. Mais bon sang ce qu'il s'en voulait ! Il devait, il avait le devoir et l'obligation de tout avouer à Blanche. Certes, Johanna n'apprécierait certainement pas, Blanche non plus d'ailleurs, mais tôt ou tard elle finirait par le découvrir, par savoir que sa petite fille s'était faite violée par un homme, et tout ça pour quoi ? Parce qu'elle avait cherché à aider JB. Et là, en plus de lui en vouloir d'avoir provoquer une telle épreuve à son enfant, elle lui en voudrait pour sa lâcheté.
Johanna vint violemment le tirer de ses pensées en prenant place sur le sofa à ses côtés.
- ça ne va pas ? Demanda-t-elle en lui ébouriffant affectueusement les cheveux.
- Si ça va. Je pensais à toi et... Enfin plutôt à ce qu'il t'ait arrivé avec...
- S'il te plaît je t'ai demandé de ne me plus parler de ça ! Le coupa-t-elle en baissant les yeux.
- Je sais, mais... Tu sais ta mère doit savoir, c'est ta mère.
- Je ne suis pas prête. Je ... Jean-Baptiste, c'est pas facile. Si je t'en ai parlé c'est parce que j'en avais besoin, mais c'était douloureux.
- Je peux lui dire moi si tu veux.
- Non ! Ecoute-moi, je veux que ça reste entre nous, du moins pour le moment.
- Si c'est ce que tu souhaites...
- Je suis fatiguée, tu permets que je vienne faire une petite sieste à tes côtés ?
- Avec plaisir princesse. S'enjoua-t-il en prenant sa bien-aimée dans ses bras.
Ils s'allongèrent tous les deux dans le canapé. Jean-Baptiste ayant enlacé de ses deux bras Johanna lui susurrait quelques mots doux à l'oreille tout en lui caressant avec délicatesse son visage.
- Tu te sens bien ? S'inquiéta-t-il.
- Ça peut aller, je suis juste un peu fatiguée.
- Tu as besoin de quelque chose ?
- Non, je ne suis pas exigeante, tes bras, ta douceur, ton amour... C'est suffisant.
Jean-Baptiste sourit, ému. Emu par l'amour que sa femme lui portait, mais surtout par sa fragilité. Elle refusait de l'admettre et faisait constamment preuve d'une force exemplaire, mais JB savait qu'elle était beaucoup plus fragile que ce qu'elle ne voulait bien le faire croire.
Il ne fallut que quelques minutes à Johanna pour trouver le sommeil. Lorsque que JB entendit son téléphone sonner, il se faufila le plus discrètement possible à l'extérieur du canapé pour y répondre, mais il arriva trop tard. Cela dit, son interlocuteur qui n'était autre que son père avait pris soin de lui laisser un message.. :
« Bonjour, ça fait plusieurs fois que j'essaye de te joindre, mais tu dois sûrement être très occupé avec Johanna. Seulement je m'inquiète, donne-moi de tes nouvelles et celles de la petite dès que tu reçois ce message. Gros bisous. »
Jean-Baptiste soupira avant de laisser son regard se poser sur le corps de Johanna, il baissa les yeux, puis s'approcha d'elle, lui caressa délicatement son visage si bien dessiné, si radieux, puis déposa sur ses épaules une légère couverture afin qu'elle n'ait pas froid. Il composa ensuite le numéro de téléphone de son père histoire de le rassurer mais Blanche et Franck qui pénétrèrent avec ce que l'on pourrait appeler un énorme manque de délicatesse l'en empêchèrent, sollicitant son aide pour venir ranger les courses.
- Mais chut ! S'énerva Jean-Baptiste. Vous allez réveiller Johanna, elle est très fatiguée.
- Qu'est-ce qu'elle a ? S'inquiéta Franck.
- Rien, mais... Elle se sentait fatiguée c'est tout.
- D'après le médecin c'est normal, il faut juste qu'elle se repose. Déclara Blanche.
- Oui ! C'est un peu ce que je voulais dire par : faîtes moins de bruit.
Ils rigolèrent avant de commencer à décharger les commissions.
# Posté le samedi 17 mai 2008 07:37
Modifié le samedi 07 juin 2008 17:35